Immigration : venir d’ailleurs ou accueillir…entre peur et liberté.

Immigration, intégration,
Photo Alban Gonzales "Freedom" Flickr, Creative Commons

Une expérience vécue vaut mieux que mille discours théoriques…

Il y a 20 ans, Vesselina a quitté son pays d’origine, la Bulgarie pour trouver en France espoir en l’avenir et donner du sens à sa vie.

Elle nous raconte, au moyen de ce témoignage simple et sincère, comment elle est devenue française et pourquoi elle a réussi à se sentir bien dans son nouveau pays.

(www.contrepoints.-comment-je-suis-devenue-francaise?)

Elle nous fait part aussi de sa réflexion sur les notions d’intégration et d’accueil.

Son message s’adresse aussi bien aux arrivants qu’à ceux qui les accueillent et invite à la nuance de part et d’autre.

Voici quelques phrase choisies :

Sa définition du mot « intégration » : 

« À l’heure où la France se déchire sur la question de l’immigration, je ne peux m’empêcher de repenser au chemin que j’ai parcouru pour réussir à « m’intégrer ». C’est un mot un peu étrange, mais je crois que ce qu’il veut dire c’est tout simplement se sentir bien quelque part, et que ce sentiment soit partagé, à votre égard, par les gens qui vous entourent. Je pense donc que je me suis plutôt bien intégrée en France, puisque j’ai réussi à y faire des études, à trouver un travail que j’aime, à tisser des liens d’amitié, à fonder une famille »

Ne pas être en pays conquis : 

« J’étais tourmentée par un sentiment d’illégitimité ; j’étais là, je souriais aux gens qui étaient gentils avec moi, mais j’avais un sentiment terrible de ne pas être à ma place. »

« Je me rends compte que j’ai dégringolé tout en bas de l’échelle sociale et malgré le fait que j’avais fait des études, non reconnues en France à cette époque, et que j’avais un bon travail en Bulgarie, je dois tout recommencer. Depuis le début. »

« Avec le recul, je me dis que j’ai eu beaucoup de chance. La chance de trouver des gens bien et des portes qui s’ouvraient sur mon chemin. La chance de ne pas avoir été confrontée, en tous cas pas souvent, au rejet. La chance d’avoir eu une chance. »

Se « sentir » français : 

« Je me sens aujourd’hui française, pas seulement parce que j’ai eu un passeport sur lequel cela est écrit noir sur blanc. Ce passeport n’est que la confirmation formelle d’un état de fait et d’un état d’esprit qui lui sont antérieurs ; je me sens française. »

Savoir reconnaître et accueillir celui qui vient en ami : 

« Que les Français puissent garder leur bienveillance envers celui qui vient en ami, même s’il est différent, tant que cette différence n’est pas en désaccord flagrant avec leurs propres valeurs. Et que ce jugement soit fait en rapport avec les actes de chacun, et non pas selon des a a priori et des clichés. »

Pour lutter contre la peur, retrouver le goût de la liberté :

« Alors comment sortir de cette peur qui nous pousse à nous recroqueviller sur nous mêmes, à nous fermer à l’autre ? […] S’enfermer dans ce rôle de victime à la merci des forces malveillantes est sans doute une stratégie non seulement illusoire et simpliste, mais tout simplement dangereuse. »

« Cela suppose que l’on s’arrête d’attendre son salut des autres : d’un homme politique providentiel, d’une aide bienveillante de l’État. Faire ce que l’on doit faire ; faire de la solidarité, privée de préférence car elle sera plus sincère et plus efficace, une béquille en cas d’accident et non pas un mode de fonctionnement et de pensée. »

L’étranger est il une opportunité ou un poison? :

« Un peuple d’individus libres et responsables voit dans l’étranger un partenaire potentiel. Un peuple d’individus enchaînés et attendant de son maître son os quotidien craint que l’étranger vienne lui voler cet os. »

Lisez ici l’article dans son intégralité

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